Autisme | Psychiatrique

 

Autisme

Le terme « autisme » tire son origine du grec « auto » qui signifie « soi-même ». C’est le psychiatre suisse Eugene Bleuler qui l’emploiera pour la première fois en 1911.

Selon la définition du DSM-IV et de la CIM-10,  l’autisme est considéré comme est l’un des cinq syndromes qui font partie des troubles envahissants du développement neuropsychologique. Il affecte tout particulièrement les fonctions de communication et de socialisation. Cette pathologie enferme donc l’autiste dans une sorte de bulle, d’où cette incapacité partielle ou totale à établir un dialogue selon nos critères de communication.

Les chiffres

Ce handicap touche 3 à 5 personnes sur 10 000 dans une proportion de 8 patients de sexe masculin contre 2 patients de sexe féminin.

L’autisme n’est pas une déficience mentale puisque 25% à 35% de ceux qui en sont atteints ont les mêmes facultés que nous.

Origines de l’autisme

Les origines de ce handicap sont à l’heure actuelle inconnues.

Seules des hypothèses sont avancées:

– La théorie de l’origine vaccinale qui établit un lien entre l’apparition de la maladie et le mercure contenu dans les vaccins Rougeole-Oreillons-Rubéole (ROR). Cette théorie a largement été réfutée, surtout que depuis 2001 il n’y a plus de mercure dans ce vaccin.

– La théorie de l’intoxication aux métaux lourds, une hypothèse soutenue par une minorité de scientifiques.

– Causes génétiques; Il s’agit là de l’hypothèse la plus probable puisqu’il a été démontré, par exemple, que le risque pour des jumeaux d’être atteints est beaucoup plus important chez les vrais jumeaux que chez les faux. Cette hypothèse est également soutenue par le fait que ce sont généralement les garçons qui sont touchés par ce handicap.

Reconnaître l’autisme

Les premiers signes apparaissent avant l’âge de trois ans mais pourraient être dépistés avant 6 mois si le corps médical était mieux formé.

Les principaux symptômes sont:

– anomalies de langage

– absence de socialisation

– mouvements stéréotypés

– activités et intérêts limités

– hyper ou hyposensibilité des cinq sens ce qui entraîne des comportements qui peuvent nous sembler surprenants.

Cette liste n’est pas exhaustive et on peut facilement y ajouter des difficultés à déglutir et une angoisse latente très profonde.

Les principales classifications de l’autisme

– L’autisme infantile, également appelé trouble autistique ou  syndrome de Kanner, est un trouble envahissant du développement qui se manifeste avant l’âge de trois ans.

– L’autisme atypique diffère de l’autisme infantile par l’âge de survenue ou parce qu’il ne correspond pas aux critères diagnostiqués pour un autisme infantile.

– Le syndrome de Rett, bien que celui-ci soit en réalité une maladie génétique. Il porte à controverse.

– Le syndrome d’Asperger ou Aspie. Les autismes démontrent alors une passion démesurée pour un sujet très précis sur lequel ils peuvent même devenir des experts. On remarquera également une hypersensibilité à certains facteurs externes comme un bruit ou un aliment, une élocution très reconnaissable et une prédisposition aux routines répétitives.

Traitements

A l’heure actuelle, il n’existe aucun traitement curatif. Seul un accompagnement individualisé peut apporter des progrès significatifs.

La prise en charge sera à la fois axée sur les plans éducatif, comportemental, et psychologique afin d’augmenter les possibilités d’interaction sociale, l’acquisition d’un langage verbal ou non et d’augmenter leur autonomie.

La France, mais pas seulement, accuse à l’heure actuelle un retard important dans la prise en charge de ces patients ou dans la mise à disposition de structures spécialisées. Les familles sont souvent ballotées entre des médecins mal formés pour diagnostiquer de façon précoce ce syndrome.

La solution est, comme bien souvent dans ce genre de situation, de profiter de l’expérience d’autres parents vivant la même situation afin de mieux accompagner ces malades.

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