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Cyclothimie | Le site de la psychiatrie

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Cyclothimie

C’est en en 1863 que le psychiatre allemand Karl Ludwig Kahlbaum a formellement identifié la cyclothymie.

Ce trouble de l’humeur se traduit par des périodes d’humeur élevée et d’humeur dépressive. Ces changements, souvent brusques, se font de façon cyclique et non régulière. Ils ont des répercussions non négligeables sur la personne atteinte de ces variations, tant sur le plan personnel, familial, social que professionnel.
Cette instabilité de l’humeur est considérée comme une forme légère des troubles bipolaires. Ce n’est que dans ses formes extrêmes que l’on parle de pathologie.

Qui est concerné?

Le cyclothimie qui concerne environ 1% de la population avec une répartition équitable entre les membres des deux sexes. L’apparition se fait plutôt au début de la vie du jeune adulte, même si les adultes plus âgés et des enfants peuvent également en présenter tous les symptômes.
Des antécédents familiaux de dépression majeure, de trouble bipolaire ou de suicide sont autant de prédispositions à ce trouble.

Les symptômes

Les critères du diagnostic de ce trouble sont les suivants:
– instabilité persistante de l’humeur, comportant de nombreuses épisodes d’exaltation légère ressemblant à l’hypomanie alternant avec des phases de dépression ressemblant à une dépression majeure.
– haute estime de soi
– enthousiasme immodéré et implication excessive dans de nouveaux projets ou dans le travail, entraînant des achats compulsifs ou une perte d’emploi en raison d’une détérioration des relations professionnelles.

– réduction anormale de la durée de sommeil
– besoin incessant de parler
– présenter les symptômes décrits depuis plus de deux ans et ce, sans interruption depuis les deux mois.

Evolution

Les formes les plus sévères de ce trouble peuvent avoir de lourdes conséquences pour la personne qui en souffre:

– problèmes financiers en raison de dépenses incontrôlées
– destruction du tissu familial
– difficultés dans le cadre professionnel allant jusqu’à la perte d’emploi

– comportement suicidaire
– hospitalisation régulière

Les solutions

Une prévention est tout à fait possible, puisque l’on sait, entre autres, que les personnes ayant des antécédents familiaux de trouble bipolaire ou qui courent le risque d’un épisode dépressif, auront plus de prédispositions à en souffrir. Il est alors possible, à l’aide de suivi médical, de prévoir la cyclothymie et donc, en cas de crise, de pouvoir obtenir un résultat rapide et efficace.

Les formes légères, qui peuvent par ailleurs échapper à tout dépistage sont traitées par une solution médicamenteuse comportant du lithium qui a pour effet d’atténuer de façon significative les alternances des phases d’humeur et de diminuer en particulier la période hypomaniaque.

Dans les cas les plus extrêmes, la chimiothérapie peut s’avérer une aide précieuse pour réduire l’ampleur et l’intensité des phases euphoriques et dépressives. Elle est généralement accompagnée d’une prise en charge psychologique.

Même si les formes les plus sévères de ce trouble bipolaire ont besoin d’une assistance plus importante, tant au niveau psychologique que matérielle et sociale, la plupart des malades cyclothymiques obtiennent un résultat efficace leur permettant de retrouver rapidement un mode de vie équilibré. Il est donc primordial de prévenir au plus tôt dès qu’il y a présomption de ce trouble.