Boulimie | Psychiatrique


Boulimie

La boulimie est un trouble du comportement alimentaire. Ce trouble psychologique se caractérise par une ingurgitation excessive de nourriture, en dehors des repas, en cachette et sans que la personne atteinte de cette pathologie n’en retire de plaisir. Bien au contraire, le patient ressent ensuite un sentiment de culpabilité qui le pousse à évacuer cet excès de nourriture, par exemple en employant des vomitifs et des laxatifs.

Qui est concerné?

Aucune couche sociale n’est épargnée même si cette pathologie présente une croissance régulière depuis quelques décennies dans les pays dits riches.

Elle intervient plus généralement en fin d’adolescence, entre 18 et 20 ans et touche principalement les filles. En effet, de 2 à 3 % des femmes sont concernées par ce problème contre 0,2% des hommes.

Quelles en sont les causes?

Contre toute attente, l’anorexie et la boulimie ont des origines communes d’ordre psychologique et peuvent résulter d’un malaise profond ou en réponse à un traumatisme récent tel qu’un divorce parental, un deuil, ou un accident.

Quels sont les symptômes?

Il n’y a généralement pas de prise de poids chez le boulimique sauf dans le cadre de boulimie hyperphagique (sans vomissement).

Les symptômes:
– comportement compulsif vis-à-vis de la nourriture se traduisant par une envie irrépressible de manger de façon excessive, sans prise de plaisir au moins deux fois par semaine et ce, sur une durée minimale de trois mois.
– comportements compensatoires inappropriés et souvent dangereux dont le but est de prévenir toute prise de poids, tels que vomissements volontaires, prises de laxatifs ou de vomitifs ou de coupe-faim.
– Obsession de la prise de poids.

Les conséquences de cette pathologie

Les répercussions sur l’organisme dépendent de la durée et de la gravité de la maladie, mais les plus fréquentes sont:
– déchaussement des dents et érosion de l’émail en raison des vomissements et de l’acidité gastrique.
– inflammations chroniques avec risque d’ulcère de la gorge et de l’oesophage
– fonctionnement excessif des glandes salivaires (parotides)

– état de fatigue chronique

– baisse des performances intellectuelles

– règles irrégulières

– perte de cheveux

– Troubles des électrolytes (potassium et sodium)

– Troubles du rythme cardiaque

Quelles solutions apporter?

Contrairement à l’anorexie, les patients sont conscients de leur pathologie, ce qui facilite grandement l’accès à une guérison rapide.
La prise en charge du boulimique se fait par l’action conjointe d’un médecin diététicien, d’un psychologue ou d’un psychiatre.
La thérapie cognitive et comportementale qui est nécessaire s’appuiera sur plusieurs axes:
– comprendre avec le patient les mécanismes qui ont engendré ce trouble psychologique afin, bien évidemment, de surmonter leur désir compulsif de manger, mais surtout d’éviter qu’il ne ressurgisse.
– faire l’apprentissage d’une nourriture équilibrée avec la compréhension de l’importance d’une absorption raisonnable de matière grasse

Le succès de la thérapie est d’autant plus important que le problème sera détecté tôt, mais dans tous les cas de figures, il s’agit d’un travail de longue haleine.
La guérison intervient lorsque 6 mois se sont écoulés sans crise.

Ce trouble psychologique est enfin médiatisé, ce qui va permettre très certainement de déceler plus tôt les personnes qui en souffrent, et surtout de leur apporter une aide plus rapide. On s’attend également à voir de nouveaux les chiffres officiels de personnes souffrant de cette pathologie progresser fortement du fait de leur identification plus facile.