Phobies | Psychiatrique


Phobies

Selon la définition du Larousse Psychologique, la phobie est une “peur irraisonnée et obsédante relative à certains objets ou à certaines situations”.
Au sens freudien du terme, ce trouble psychologique n’est pas une psychose mais une réelle névrose puisque la personne qui en souffre ne perd pas contact avec le monde qui l’entoure. Bien qu’elle ait pleinement conscience de son problème, elle ne parvient pas à le contrôler.
Les études ne s’accordent pas sur les chiffres qui varient de 10% à 20% de personnes présentant les symptômes de ce trouble psychologique qui n’est souvent que passager.
Il ne devient pathologique que lorsque son intensité et sa durée s’aggrave.

Symptômes

– peur panique ou crise d’angoisse face à une situation, un objet ou un être vivant ou même à l’idée de s’y retrouver confronté.
– affection comportementale. Le patient présente des comportements d’évitement, de fuite, de vérifications incessantes et autres obsessions.

Phobie ou Phobies?

Cette affection psychologique présente différents visages qui sont classés en trois grands groupes.

Les phobies sociales regroupent les angoisses liées à des situations où le sujet est exposé au regard d’autrui. On y trouve par exemple, la peur de parler en public, la peur de rougir ou de suer ou la peur d’utiliser des toilettes publiques.

Ce sont les hommes qui sont le plus concernés par ce trouble anxieux qui peut avoir des répercussions non négligeables sur la vie sociale.

L’agoraphobie est une peur panique de quitter son univers pour se retrouver dans de grands espaces et dans la foule. Les transports en commun, les centres commerciaux, être seul loin de son domicile sont autant de situations d’anxiété pour les agoraphobiques. Cette angoisse touche tout particulièrement les femmes de 16 à 35 ans.

Les phobies spécifiques ou simples sont très variées. La peur irraisonnée qu’elles engendrent n’est due qu’à un et un seul facteur tel que la crainte du noir, des espaces réduits (claustrophobie) ou des hauteurs (acrophobie), des transports en communs, des soins dentaires (stomatophobie), des animaux (araignée, souris…) et bien d’autres.

Pourquoi?

Les origines phobiques de ce trouble ne sont pas encore bien déterminées mais il est indéniable qu’elles sont d’ordre psychologique. Un traumatisme ancien ou un évènement mal vécu tel que la morsure d’un animal ou une chute peuvent être la source même de cette peur panique.

Il ne faut pas négliger l’aspect physique qui en également un facteur déclenchant, par exemple pour les personnes présentant une sudation importante ou à la peau clair et qui sont plus facilement prédisposées à rougir.

Depuis peu, de nombreuses théories pencheraient également vers une origine d’ordre génétique.

Les prises en charge

La thérapie cognitivo-comportementales (TCC) est la première réponse thérapeutique proposée dans les cas de troubles peu sévères. Le but est de faire le point avec le patient sur les pensées négatives et les comportements inappropriés engendrés par cette phobie afin de les remplacer progressivement par un comportement et des idées plus conformes à une réponse “standard” face à ce genre de stimulus.

La psychanalyse a pour but de comprendre les raisons profondes et les souvenirs refoulés qui sont à l’origine de cette peur panique. Elle peut être associée à une TCC.

Ces deux types de prises en charge permettent d’avoir d’excellents et prompts résultats, en particulier dans les pathologies les moins sévères.

Ce trouble psychologique qui fait partie des plus répandus, est également un de ceux auxquels il est possible d’apporter une réponse thérapeutique efficace. Il est tout de même préférable de ne pas laisser le problème prendre de l’ampleur car il peut s’avérer, dans certains cas et en particulier pour les phobies spécifiques et l’agoraphobie, très pénalisant dans la vie sociale.